Chronique d’une famille charrataine émigrée au Missouri: épisode 1

Chronique d’une famille charrataine émigrée au Missouri: épisode 1

Découvrez chaque lundi pendant 19 semaines la chronique d’une famille charrataine émigrée au Missouri.

Les histoires que vous découvrirez ont été rédigées par M. Robert Giroud, historien, et publiées dans le journal «Le Confédéré».

Une bonne lecture !

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Joyeux Noël et meilleurs vœux pour 2023!

Joyeux Noël et meilleurs vœux pour 2023!

En cette fin d’année, à l’approche des fêtes, c’est l’occasion pour nous les membres du comité de Valaisans du Monde – Walliser in aller Welt de vous redire notre amitié, à vous nos amis et nos cousins des cinq continents, et de vous souhaiter amour, douceur et paix, de même qu’une année 2023 riche de partage, de fraternité et de rencontres. Avec deux dernières années particulières, non des plus faciles, nous espérons que 2023 nous apportera de belles choses, de belles rencontres et permettra de garder ces liens si précieux que nous entretenons.

Le comité de Valaisans du Monde | Walliser in aller Welt

Catalina FAVRE de San José, une femme hors du commun

Catalina FAVRE de San José, une femme hors du commun

Le professeur Walter Maïdana, connu pour ses travaux et recherches historiques en Argentine, vient de publier un nouveau livre passionnant simplement intitulé « Catalina Favre ». Cet ouvrage raconte la vie d’une grande dame de San José, Catalina Favre, petite-fille de Jean-Pierre Favre (1824-1905) émigré de Sembrancher en 1859.

Sa vie a été jalonnée de bons moments mais aussi d’épreuves qu’elle a su sublimer à travers un art qui l’a rendue célèbre : le tissage. Le métier à tisser où elle réalisait de merveilleuses couvertures ou des sacs à main fins à partir de tresses de blé, a fait sa renommée sur le plan international.

Elle fut en 1974 l’une des premières habitantes de San José à voyager en Valais pour découvrir la terre de son grand-père Jean-Pierre Favre, personnalité des premiers temps de la colonie.

Ceux d’entre nous qui ont connu Catalina savent qu’elle pouvait être austère et peut-être stricte, mais en lisant la biographie du professeur Maïdana, le lecteur comprendra que les aléas de la vie ont façonné ainsi son caractère et l’ont préparée à affronter les épreuves courageusement et de manière exemplaire.

Catalina a aussi été très active lors de la fondation du musée de San José à sa fondation dans les années 1950.

Le livre du professeur Maïdana est facile à lire, il mêle avec bonheur les données historiques, les éléments biographiques, les témoignages et les anecdotes.

Ceux qui souhaitent l’acquérir peuvent le faire en s’adressant au Museo Historico de San José (qui dispose d’un excellent site internet).

Christophe Carron

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Entre Rios, Argentine –  Durando, un émigré valaisan énigmatique

Entre Rios, Argentine – Durando, un émigré valaisan énigmatique

Article de Fernando Andrés Catelotti, ami de Valaisans du Monde, Colon (Argentine)

Dimanche 17 juillet 2022, à l’occasion de la commémoration de la Révolution française aux ruines du Phalanstère près de Colon, nous vous invitons à partager un après-midi où l’art, la culture et la magie du site nous feront profiter de belles retrouvailles. Ce sera l’occasion d’évoquer l’étonnante destinée de Jean-Joseph Durando, émigré valaisan dans la région au XIXe siècle.

Né en 1842 à Évionnaz, en Valais, Jean-Joseph DURANDO fonde dans les années 1880, à dix kilomètres de la ville de Colón, Entre Ríos, une communauté socialisante inspirée de sources utopiques et coopérativistes, spécialement des idées de Charles FOURIER, qui recevra le nom de Phalanstère de DURANDO.

Appelé le « Guérisseur de Salvan », étant donné sa connaissance des plantes médicinales des Alpes, DURANDO épouse en Suisse sa patiente la plus emblématique, Emma PITTET, qu’il aurait soignée de la paralysie à Lavey-les-Bains, dans le canton de Vaud. Emma l’aidera dans la direction de la communauté jusqu’à sa mort.

Il s’agit, en effet, d’un établissement agricole-industriel autosuffisant reconnu pour la production de vins, de moyens de transports, de vêtements et de confiseries. Le groupe humain, où tous travaillent, dépasse les cent membres et suit une vision religio-spiritiste dans le cadre strict des principes et des règles de son chef suisse, pas sans conflits avec l’Église catholique et le pouvoir judiciaire. Une école d’arts et métiers pour les hommes et les femmes, où l’on apprend l’espagnol et le français, ainsi qu’un groupe musical, consolident la formation des participants.

La vie rurale, les ateliers, l’éducation, les normes de coexistence, les traits culturels, le spiritisme, les pratiques de guérison et la personnalité énigmatique de « l’Envoyé de Dieu » conduisent à l’apparition d’un site unique, le Phalanstère de Durando, captivant et voire mythique dans la région.

Fernando Andrés CATELOTTI
Amis du Phalanstère de Durando
Colón, Entre Ríos, Argentine
+54 9 3447 528233
fernandocatelotti@gmail.com

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Février 2022 : 30e anniversaire de l’association des Valaisans de Parana

Février 2022 : 30e anniversaire de l’association des Valaisans de Parana

A l’occasion du 30e anniversaire de l’association des Valaisans de Parana (Parana est la capitale de la province d’Entre Rios en Argentine), Gladys Perren, une figure marquante de cette entité, nous a envoyé un message d’amitié assorti d’une invitation :

Le message de Parana

«Chers amis de Valaisans du Monde,

Notre entité, la première qui a été créée en Argentine, arrive à son 30e anniversaire!

Les valaisans de Paraná sont très fiers et heureux du dynamisme de cette association.

Je vous mets en annexe notre invitation à la fête «con abrazos valesanos paranaenses». »

Gladys Perren

Notre réponse

Bravo les Valaisans de Parana! Vous pouvez être fiers de votre parcours et de votre histoire. 

Le comité de Valaisans du Monde, ainsi que Alexandre Carron et moi, nous serons de tout cœur et en pensée avec vous le jour de votre fête anniversaire le 12 mars.

Vive l’amitié entre les Valaisans et leurs cousins du Parana.

Le comité et les amis de Valaisans du Monde

Parana 2011 : Christophe Carron remercie Sandra Gaillard et Carlos Pralong, traducteurs des deux tomes de « Nos cousins d’Amériique ».
Parana 2011 : Christophe Carron remercie Sandra Gaillard et Carlos Pralong, traducteurs des deux tomes de « Nos cousins d’Amérique ».

2011 Parana : Camille Carron s’adresse à Gladys Perren, alors présidente des Valaisans de Parana.
2011 Parana : Camille Carron s’adresse à Gladys Perren, alors présidente des Valaisans de Parana.
Distribution du livre « Historia de Pioneros » dans les écoles du département de Colon

Distribution du livre « Historia de Pioneros » dans les écoles du département de Colon

25 octobre 2021

Salutations et remerciements

Le 2 juillet 1857, le petit Casimir Delaloye (4 ans) descend de la goélette partie de Buenos Aires quelques jours plus tôt pour remonter le fleuve Uruguay, et, le premier parmi ses compatriotes valaisans, pose le pied sur la terre qui deviendra la colonie San José. Casimir est accompagné de 351 immigrants, la plupart valaisans, mais aussi des Savoyards et des Piémontais. Ces courageux pionniers vont mettre leurs qualités de sacrifice et de travail au service du pays généreux qui les accueille et qui leur offre un avenir, une prospérité, une nouvelle patrie.

La fondation de San José en 1857 s’inscrit dans le grand mouvement de colonisation qui voit environ 18’000 Valaisans quitter leur pays alpin pour s’installer dans les vastes pampas argentines, pour les cultiver, élever du bétail, s’engager dans diverses activités, et ainsi contribuer à la transformation de ce grand pays plein de promesses.

Les descendants des premiers immigrants n’ont jamais oublié l’héritage qui leur a été transmis : régulièrement, les anniversaires de la fondation célébrés à San José rassemblent des milliers de personnes partageant la même joie et la même ferveur du souvenir… Deux d’entre eux m’ont touché particulièrement, car ils ont une signification toute spéciale :

le 115e anniversaire en 1972, puisque mes oncles Alexandre et Gabriel Carron, avec le père Juan Esteban Rougier, ont renoué les liens entre le Valais et San José.

Et le 130e anniversaire en 1987 auquel j’ai participé et qui m’a beaucoup impressionné par l’extraordinaire ambiance « valaisanne » de la fête : comment ne pas se souvenir du somptueux défilé des chars fleuris dans le centre de San José, du banquet avec l’élection de la reine de la colonisation qui portait le nom bien valaisan de Fabiana Buthay, du concours de tir valaisan, des visites…

Cet anniversaire m’a permis de rencontrer des personnes d’une grande richesse humaine et morale : Celia Vernaz, Sandra Gaillard, Esteban Rougier, Olga Bonvin, Aldo Cettour, mes cousins Dallèves, beaucoup d’autres personnes encore, et en particulier Susana Delaloye qui faisait partie des organisateurs de ces festivités. Susana était déjà passionnée par l’histoire de ses ancêtres émigrés et son cœur battait déjà au souvenir des pionniers.

C’est à cette occasion que je me suis rendu compte de l’extraordinaire attachement que la population de San José, de Villa Elisa, de Colon et des autres colonies du département avaient pour leur passé alpin, avec le désir ardent que celui-ci ne soit jamais oublié.

Cet événement et ces rencontres ont été aussi un des points de départ de l’association Valaisans du Monde qui va œuvrer à partir de ce moment-là pour remettre en contact mes compatriotes avec leurs cousins argentins, pour organiser la grande rencontre des Retrouvailles de 1991 en Valais, et pour continuer aujourd’hui à développer les relations entre les « Valaisans » des pampas et ceux des montagnes alpines.

Merci donc à Susana Delaloye et à Fernanda Sartouh pour avoir eu l’idée géniale d’écrire un livre destiné aux enfants des écoles, de l’avoir réalisé, et de l’offrir généreusement à ce public à un âge où il est très réceptif.

Merci d’avoir mis leurs talents et leurs connaissances au service de cette œuvre si précieuse. Susana et Fernanda, vous êtes les gardiennes d’une mémoire inestimable, et grâce à vous de nouveaux ponts sont jetés entre le passé et le présent, entre le Valais et l’Argentine.

Je suis d’autant plus touché par cette action que je suis moi-même écrivain, qu’avec mon oncle Alexandre Carron nous avons écrit un livre intitulé « Nos cousins d’Amérique » sur l’histoire de l’émigration valaisanne dans le Nouveau Monde, notamment dans l’Entre Rios.

Le président de l’association Valaisans du Monde Eric Rudaz, ainsi que tout son comité, de même que mon oncle Alexandre aujourd’hui âgé de 92 ans, se joignent à moi pour vous apporter de chaleureuses salutations, des félicitations sincères, et un bonjour plein d’émotion à vous les jeunes élèves qui recevez ce précieux livre.

Que ce livre puisse être un instrument de plus de la victoire du cœur sur l’oubli.

Christophe Carron

La reine de la colonisation, Fabienne Buthay, défilant dans les rues de San José lors du 130e anniversaire le la colonie en 1987.
130e anniversaire de la colonie San José en 1987. Défilé dans les rues.
Le président de San José salue la délégation valaisanne lors du 130e anniversaire de la colonie en 1987.
Les auteurs du livre «Historias de pioneros» , Susana Delaloye (à gauche) et Fernanda Sarthou, à droite.
12 juillet 2021- distribution gratuite du livre,  Ecole N°5 «Nicolás Rodríguez Peña». San Jose ville.
15 juillet 2021- distribution gratuite du livre, Ecole n° 4 «Doctor Martin Reibel», Colon campagne.
Le 1er octobre 2021 à San Jose.  à gauche  Fernanda S., après l’ambassadeur suisse en Argentine M. Heinrich Schellenberg et son épouse, et finalement à droite, Susana Delaloye.
30e anniversaire des Retrouvailles de 1991: hommage à ceux qui oeuvrent pour maintenir et développer les liens d’amitié entre le Valais et ses cousins du monde

30e anniversaire des Retrouvailles de 1991: hommage à ceux qui oeuvrent pour maintenir et développer les liens d’amitié entre le Valais et ses cousins du monde

En cette année 2021, nous fêtons le 30e anniversaire des Retrouvailles de 1991, organisées pour marquer le 700e anniversaire de la Confédération helvétique.

Dans le cadre de ce jubilé, l’association Valaisans du Monde a été créée pour retrouver le plus grand nombre possible de descendants de Valaisans émigrés, afin de les inviter à venir en Valais renouer avec leurs racines et fêter avec les Valaisans.

C’est ainsi qu’en été 1991, 1’600 descendants de Valaisans dont plus de 1’000 Argentins ont été accueillis en Valais, dans 120 communes, logeant chez les centaines de familles dont ils étaient issus. Ces rencontres ont culminé avec le grand rassemblement du 3 août sur la place de la Planta à Sion, où 5’000 personnes ont participé à une émouvante fête des retrouvailles.

Ceux qui y étaient ont vu des larmes couler, ont vu des familles à nouveau réunies.

Par ce message, Valaisans du Monde veut rendre hommage à ceux qui, par leur courage, leur persévérance et leurs compétences, ont permis cet événement historique. Quand la fête de 1991 a été finie, nous savions que plus rien ne serait comme avant.

Et en effet, à partir de ce moment-là, les contacts se sont multipliés, les voyages et les échanges se sont amplifiés. Pour favoriser et développer les relations entre cousins de l’ancien et du nouveau monde, l’association Valaisans du Monde a poursuivi son œuvre en Valais, Eva a été fondée en Argentine, des associations sont nées au Brésil, et des amitiés se sont créées avec nos cousins d’Uruguay, du Chili, d’Amérique du Nord, etc.

Grâce à l’engagement de centaines de personnes, l’aventure des Retrouvailles ne sera plus jamais oubliée, elle est dans nos cœurs, et elle se poursuit inlassablement.

Merci donc à vous tous, chers membres de Valaisans du Monde, chers cousins et amis de partout, avec qui nous faisons un si beau parcours, partageons tant d’émotions, réalisons tant de grandes choses. Merci d’être avec nous sur ce si beau chemin de la rencontre et de l’amitié.

Le comité de Valaisans du Monde

3 août 1991 : Alexandre et Christophe Carron, du comité de Valaisans du Monde, entourent deux cousins argentins venus participer à la grande fête des Retrouvailles en Valais.

Collaborateurs argentins de Valaisans du Monde à San José, lors d’une réunion de préparation des Retrouvailles de 1991 : Sandra Gaillard et son père à gauche, Roland Gay-Crosier et Christophe Carron au centre, le père Rougier à droite.

Au Brésil en 1989, lors d’une réunion de collaborateurs de Valaisans du Monde préparant les Retrouvailles de 1991.

Argentins, Brésiliens, Américains et autres cousins du monde défilant dans les rues de Fully le 1er août 1991.
Boire une bière valaisanne en Patagonie

Boire une bière valaisanne en Patagonie

Petit clin d’œil fait à nos Amis Valaisans de Patagonie par le journaliste Olivier Troublan.
Le patronyme « Goye », ça chante Hérémence et Saxon (la souche est la même), ça rythme et éveille nos sens (https://home.sergegauya.com) et ça sent bon le chocolat (https://abuelagoye.com/). Et ça nous rappelle la Patagonie !
Bonne lecture, bon voyage et… très bonne dégustation !

Lien de l’article (à cliquer dessus) : Echo Magazine – 18.06.2020

Le père Rougier, artisan des retrouvailles entre le Valais et l’Argentine, nous a quittés

Le père Rougier, artisan des retrouvailles entre le Valais et l’Argentine, nous a quittés

La triste nouvelle est tombée mardi 16 juin 2020 : quelques semaines après avoir fêté ses 92 ans, le père Juan Esteban Rougier a rejoint la maison du Père à Colon (Entre Rios) où il vivait ces dernières années. Né dans la petite ville toute proche de Villa Elisa, colonie fondée au XIXe siècle par des Valaisans, des Savoyards et des Piémontais, il en devient le curé en 1965 et le restera jusqu’en 2000, année à partir de laquelle il exercera son ministère à Colon.

Dans son communiqué du 16 juin 2020, l’évêché de Concordia dont dépendent les paroisses de Colon et Villa Elisa, relève « l’intense activité pastorale et sociale de ce prêtre apprécié pour la force de ses convictions et l’amour de ses paroissiens ».

En 1970, sur l’insistance de son évêque Mgr Ricardo Rösch, le père Rougier se rend à Bruges en Belgique pour suivre une formation sur la pastorale dans les paroisses. Avant de s’envoler pour l’Europe, certains de ses paroissiens lui demandent de profiter de ce séjour pour se rendre en Valais, afin de voir si ce canton suisse est la patrie d’origine de leurs ancêtres.

C’est ainsi qu’une suite de rencontres et de découvertes inattendues vont conduire aux retrouvailles entre les Valaisans, les Piémontais, les Savoyards et leurs cousins argentins.

Pour que ses démarches en ce sens ne tombent pas dans l’oubli, le père Rougier a rédigé trois ouvrages intitulés « Los Caminos del Reencuentro », dont le tome consacré au Valais publié en 2009 a été traduit en français, sous l’égide de Valaisans du Monde, par le professeur sédunois Fidel Fernandez et sa classe d’espagnol du lycée-collège des Creusets. L’ouvrage en français s’intitule « Les Chemins de la rencontre » et est disponible auprès du comité de Valaisans du Monde.

Il y a des êtres qui, quand on pense à eux, apparaissent dans une image chaude et rassurante. Le père Rougier est de ceux-là. Dans la mémoire de ceux qui l’ont connu resteront l’inaltérable enthousiasme d’un homme, Valaisan de cœur, qui a passé sa vie à construire des ponts, engagé au service de sa foi et de ses frères, fidèle en amitié.

Le comité de Valaisans du Monde