Boire une bière valaisanne en Patagonie

Boire une bière valaisanne en Patagonie

Petit clin d’œil fait à nos Amis Valaisans de Patagonie par le journaliste Olivier Troublan.
Le patronyme « Goye », ça chante Hérémence et Saxon (la souche est la même), ça rythme et éveille nos sens (https://home.sergegauya.com) et ça sent bon le chocolat (https://abuelagoye.com/). Et ça nous rappelle la Patagonie !
Bonne lecture, bon voyage et… très bonne dégustation !

Lien de l’article (à cliquer dessus) : Echo Magazine – 18.06.2020

Le père Rougier, artisan des retrouvailles entre le Valais et l’Argentine, nous a quittés

Le père Rougier, artisan des retrouvailles entre le Valais et l’Argentine, nous a quittés

La triste nouvelle est tombée mardi 16 juin 2020 : quelques semaines après avoir fêté ses 92 ans, le père Juan Esteban Rougier a rejoint la maison du Père à Colon (Entre Rios) où il vivait ces dernières années. Né dans la petite ville toute proche de Villa Elisa, colonie fondée au XIXe siècle par des Valaisans, des Savoyards et des Piémontais, il en devient le curé en 1965 et le restera jusqu’en 2000, année à partir de laquelle il exercera son ministère à Colon.

Dans son communiqué du 16 juin 2020, l’évêché de Concordia dont dépendent les paroisses de Colon et Villa Elisa, relève « l’intense activité pastorale et sociale de ce prêtre apprécié pour la force de ses convictions et l’amour de ses paroissiens ».

En 1970, sur l’insistance de son évêque Mgr Ricardo Rösch, le père Rougier se rend à Bruges en Belgique pour suivre une formation sur la pastorale dans les paroisses. Avant de s’envoler pour l’Europe, certains de ses paroissiens lui demandent de profiter de ce séjour pour se rendre en Valais, afin de voir si ce canton suisse est la patrie d’origine de leurs ancêtres.

C’est ainsi qu’une suite de rencontres et de découvertes inattendues vont conduire aux retrouvailles entre les Valaisans, les Piémontais, les Savoyards et leurs cousins argentins.

Pour que ses démarches en ce sens ne tombent pas dans l’oubli, le père Rougier a rédigé trois ouvrages intitulés « Los Caminos del Reencuentro », dont le tome consacré au Valais publié en 2009 a été traduit en français, sous l’égide de Valaisans du Monde, par le professeur sédunois Fidel Fernandez et sa classe d’espagnol du lycée-collège des Creusets. L’ouvrage en français s’intitule « Les Chemins de la rencontre » et est disponible auprès du comité de Valaisans du Monde.

Il y a des êtres qui, quand on pense à eux, apparaissent dans une image chaude et rassurante. Le père Rougier est de ceux-là. Dans la mémoire de ceux qui l’ont connu resteront l’inaltérable enthousiasme d’un homme, Valaisan de cœur, qui a passé sa vie à construire des ponts, engagé au service de sa foi et de ses frères, fidèle en amitié.

Le comité de Valaisans du Monde

La pandémie de covid-19 en Suisse et en Valais

La pandémie de covid-19 en Suisse et en Valais

Pour répondre à certaines demandes de nos cousins du monde, voici quelques informations concernant la pandémie de covid-19 en Suisse et en Valais.

Comme de nombreux autres pays en Europe et dans le monde, la Suisse est touchée par la pandémie de covid 19. Celle-ci à commencé à se propager chez nous à partir du 25 février 2020.

Le 16 mars, alors que le nombre des cas confirmés dépasse les 3’700 et qu’on dénombre 34 décès, le Conseil fédéral déclare l’état de « situation extraordinaire » et prend des mesures uniformes pour tout le pays dont le confinement partiel de la population.

Le pic de la pandémie est atteint fin mars début avril, et à partir de là, la courbe des cas et des décès ne cesse de descendre. Ces derniers jours, la Suisse a enregistré seulement quelques dizaines de nouveaux cas et très peu de décès par jour.

En Valais, on dénombre au total environ 2000 cas confirmés et 150 décès. A partir du 11 mai, les nouveaux cas ne dépassent pas 25 par jour et les décès sont presque nuls.

Cette amélioration de la situation amène le Conseil fédéral a proposer des mesures de déconfinement progressif à partir du 11 mai, avec en perspective la réouverture des frontières et le retour à une vie à peu près normale, tant sur le plan économique que social ou encore religieux.

Le virus et les moyens de se protéger

Le virus qui entraîne la COVID-19 se transmet ‎principalement par des gouttelettes produites ‎lorsqu’une personne infectée tousse, éternue, ou ‎lors d’une expiration. Ces gouttelettes sont trop ‎lourdes pour rester dans l’air et tombent ‎rapidement sur le sol ou sur toute surface proche.‎

Vous pouvez être infecté en respirant le virus, si ‎vous êtes à proximité d’une personne malade, ou en ‎touchant une surface contaminée puis vos yeux, ‎votre nez ou votre bouche.‎

Comment se protéger ? En suivant les consignes officielles résumées ci-dessous dans le tableau de l’Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP) :

Nous espérons avoir été utiles en communiquant ces quelques informations, et nous redisons à nos cousins d’Amérique et du monde qu’ils habitent nos pensées et nos cœurs tout spécialement en cette période difficile.

Le comité de Valaisans du Monde

Nos cousines d’Amérique : le pouvoir des femmes – Gaddis Gay, une cowgirl avec du sang valaisan

Nos cousines d’Amérique : le pouvoir des femmes – Gaddis Gay, une cowgirl avec du sang valaisan

Comme nous l’avons évoqué dans notre précédent article, Gaddis Gay, descendante d’Eugène Gay et Justine Ançay émigrés du Valais aux Etats-Unis en 1892, est une femme d’affaires dirigeant l’agence de marketing T3 qu’elle a fondée au Texas et qui jouit aujourd’hui d’une renommée nationale. En 2018, elle publie « Cowgirl Power », un livre où elle partage ses idées et ses réflexions pour aider les femmes à développer leur pouvoir pour devenir des leaders dans le monde des affaires. Voici quelques citations tirées de ce livre devenu une référence aux Etats-Unis :

« La société américaine m’a permis de développer des projets et de diriger des équipes bien au-delà de mon expérience. Parfois, j’avais l’impression de me battre au-dessus de mon poids. Mais je voyais que j’avais des résultats positifs et que j’apportais quelque chose d’intéressant à table. C’est à cette époque que j’ai pu réaliser à quel point j’étais forte. »

« En fait, un homme, Boone Powell, a eu très tôt confiance en moi malgré mon inexprérience et m’a nommée directrice des relations publiques du Baylor University Medical Center. Il m’a appris qu’avec de la volonté je pouvais tout faire, qu’il fallait écouter son instinct et agir avec intelligence. »

« Dans les années 1980, je travaillais dans la publicité. En pleine récession, j’avais des idées pour répondre aux besoins des clients en faisant quelque chose de plus intelligent que de simples spots télévisés gonflés. J’ai préparé un plan et je l’ai présenté à l’agence. Les responsables l’ont appelé « mignon » avec des sourires de condescendance. Je suis sorti de leur bureau en me disant : ils ne veulent pas changer les choses avec moi, le le ferai sans eux. J’ai démissionné, encaissé les 16’000 $ d’indemnisation et avec cette somme, j’ai fondé ma propre entreprise de publicité, T3, qui est aujourd’hui l’’une les plus importantes du pays. »

« C’est à cette époque que j’ai pris conscience du pouvoir des femmes, qu’elles ignorent souvent ou n’osent pas extérioriser. Je crois que chaque femme a un pouvoir illimité pour faire ce qu’elle veut. Il faut qu’elle allume son propre feu.

Dans mon entreprise, j’ai été une des premières à permettre aux mamans et papas d’amener leurs bébés et petits enfants au travail. Mon programme a retenu l’attention des responsables du pays et a même été reconnu par la Maison Blanche. »

« Dans mon ranch Double Heart au Texas, j’ai appris les vertus du travail physique. J’aime monter à cheval et élever du bétail. C’est là que je me ressource avec ma famille, que je puise l’inspiration, que je peins. »

« Un jour je suis dans une salle de conférence ou je dirige mon conseil d’administration, le lendemain je suis en salopettes et je conduis une excavatrice dans mon ranch à Austin. »

« La personne qui m’a le plus marquée est mon père, hélas ! mort quand j’avais 12 ans. Il m’a fait très tôt prendre la responsabilité de gérer les finances de ma mère et m’a forcée à grandir très vite. Il m’a poussée à développer mes qualités de femme et j’ai pensé à lui et à ce qu’il m’aurait conseillé à chaque étape de ma vie. Ah ! que j’aimerais qu’il voie la personne que je suis devenue aujourd’hui. »

« Ma mère m’a aussi beaucoup influencée. Quand elle avait 13 ans, elle a souffert d’un cancer des os et on a dû l’amputer de son bras droit. Elle a été un mentor pour moi, parce qu’avec un seul bras, vous avez besoin de tant de solutions. J’ai grandi en regardant une personne qui a rencontré un obstacle, l’a surmonté et s’est fortifiée par cette expérience. »

« Ma définition du succès ? Profiter du plus possible de choses différentes dans la vie et influencer ces choses de manière positive. »

Alexandre et Christophe Carron

Gaddis Gay avec le gouverneur du Texas Georges W. Busch
Gaddis Gay et son livre « Cowgirl Power » publié en 2018
Le siège de l’agence de marketing T3 (Texas) fondée et dirigée par Gaddis Gay
Etats-Unis : une femme hors du commun : Gaddis Gay, descendante d’émigrés valaisans

Etats-Unis : une femme hors du commun : Gaddis Gay, descendante d’émigrés valaisans

Etonnant destin que celui de Gaddis Gay, descendante de Valaisans ayant quitté la terre natale au XIXe sècle avec l’espoir d’une vie meilleure dans le Nouveau Monde.

C’est en effet en 1882 qu’Eugène Gay de Charrat, son épouse Justine Ançay de Fully et leurs 3 enfants s’installent près de St. James dans le comté de Phelps (Missouri). Ils vivent dans une petite ferme en bois où naissent 5 autres enfants. Leur travail comme paysans et leur sens des économies leur permettent après quelques années d’acheter 32 hectares de terre et d’y construire une grande maison de 6 pièces et une grange qui existe encore aujourd’hui telle qu’autrefois.

Gaddis Gay, née en 1956 à Houston, est la fille de Dorothée Gay et arrière-petite-fille d’Eugène et Justine Gay Ançay. Avec son mari Lee Warren, son meilleur supporter dit-elle, elle vit à Austin (Texas) où elle mène aujourd’hui encore une vie active. Après avoir travaillé dans les relations publiques puis le marketing dans diverses sociétés, elle fonde à Austin, en 1989, sa propre entreprise de publicité qu’elle nomme T3. Ses activités prennent rapidement de l’ampleur et incluent la gestion des banques de données et la conception de publicités pour la télévision. La qualité et les compétences de T3 lui valent des clients aussi importants que Dell Computer, la chaîne d’hôtels Hyatt, Blockbuster Video, 7-Eleven, Pizza Hut, les chemins de fer du Texas, etc. En outre, Gaddis Gay collabore aux deux magazines économiques américains de réputation mondiale Forbes et Fortune.

En 2005, Gaddis Gay est nommée par le magazine Fast Company parmi les 25 meilleures femmes entrepreneures du Texas et classée parmi les 10 meilleures entrepreneurs de l’année par le Inc. Magazine. En 2014, elle est élue présidente du Comité des 200 femmes cadres et entrepreneures les plus prospères du monde.

En 2018, elle publie « Cowgirl Power », un livre très remarqué dans lequel elle conseille les femmes désireuses de faire carrière, elle relève leur pouvoir et la manière de l’exploiter dans le monde des affaires. Elle donne des conférences, encourage l’esprit d’entreprise des femmes, anime à titre bénévole diverses œuvres d’entraide sociale. Gaddis Gay est célèbre également pour sa peinture qu’elle expose dans les meilleures galeries du pays.

Figure éminente du monde des affaires et de l’art aux Etats-Unis, Gaddis Gay n’a jamais oublié cependant ses origines valaisannes. En 1999, elle a effectué un voyage en Valais et n’a pas caché son émotion en visitant à Charrat et Fully les lieux où habitaient ses ancêtres Eugène Gay et Justine Ançay. Le destin de cette femme étonnante ? Un conte de fée moderne.

Alexandre et Christophe Carron

Eugène Gay, Justine Ançay et leurs enfants au début du XXe siècle à Rolla (Missouri).
Gaddis Gay, descendante d’Eugène Gay et Justine Ançay, à l’entrée de l’entreprise de marketing T3 qu’elle a fondée à Austin (Texas) et qu’elle dirige.
La bandera argentina fue proyectada en los alpes suizos como señal de “esperanza y solidaridad” frente a la pandemia del coronavirus

La bandera argentina fue proyectada en los alpes suizos como señal de “esperanza y solidaridad” frente a la pandemia del coronavirus

Las autoridades de la ciudad de Zermatt, Suiza, decidieron proyectar la bandera de la Argentina en el pico del monte Matterhorn, en los alpes, como un mensaje de unidad y solidaridad en el medio de la pandemia de coronavirus que mantiene en vilo al mundo.

Todas las noches, el punto más alto de la montaña se ilumina con los colores de la bandera de un país, siempre en una señal de fraternidad. Anoche le tocó el turno a Argentina, donde el coronavirus ha dejado hasta el momento 152 víctimas y un total de 3.144 contagiados.

La imagen de la bandera argentina fue compartida en las redes sociales por la Embajada de Suiza en Buenos Aires y por el embajador Heinrich Schellenberg. “El artista Gerry Hofstetter ilumina el Matterhorn, la montaña más famosa de los Alpes y símbolo emblemático, como señal de esperanza y solidaridad con Argentina en el marco de la pandemia”, escribió.

La embajada citó las palabras de las autoridades de la ciudad desde donde se proyectó la bandera. “Muchos suizos emigraron a la Argentina en el siglo XIX y aún conservan fuertes lazos con su antigua patria. Pensamos en la población argentina en estos tiempos sin precedentes”, expresaron en Zermatt.

El artista Gerry Hofstetter lleva adelante diferentes proyecciones en edificios públicos, monumentos o paisajes. Algunas de las fotos que aparecen en su cuenta de Instagram muestran los trabajos que realizó. Entre ellos se destacan la proyección de la bandera de Italia en el Coliseo, dos ciervos en el Palacio Real de Oslo, en Noruega o el hundimiento del Titanic en un iceberg gigante ubicado en el mar Polar del Norte.

La cumbre de la montaña Matterhorn tiene casi 4.500 metros, se asemeja a una enorme pirámide y su silueta está representada en el envase del famoso chocolate Toblerone.

“La idea es hacer algo agradable para la gente de todo el mundo”, explicó a la agencia de noticias AFP el director de la oficina de Turismo de Zermatt, Daniel Luggen. “El Cervino – como también se conoce a la montaña- es un símbolo importante para Suiza y, cuando lo iluminamos así, estamos convencidos de que da esperanza a la gente”, agregó.

Esta cumbre es uno de los grandes desafíos del alpinismo, sobre todo por su cara norte, y atrae cada año a miles de escaladores. Este año, debido al avance del coronavirus, no hubo actividad.

“La luz es esperanza. Así que, si se hace un mensaje con luz en una situación como la que estamos viviendo, se da esperanza”, precisó Hofstetter en una entrevista con la misma agencia de noticias.

El artista destacó que “el Cervino estuvo aquí antes de que existiera la humanidad” y que “en la historia, cuando había enfermedades, el arte reunía a la gente para encontrar un futuro mejor”. Luego, agregó: “Sólo el arte puede hacer eso”.

https://www.infobae.com/sociedad/2020/04/22/la-bandera-argentina-fue-proyectada-en-los-alpes-suizos-como-senal-de-esperanza-y-solidaridad-frente-a-la-pandemia-del-coronavirus/

Lette à Alexandre Carron, par Gabriel Bender

Lette à Alexandre Carron, par Gabriel Bender

Lettre à Alexandre Carron

Dans l’émission Porte-Plume de la Radio Télévision Suisse (RTS), la journaliste Manuela Maury invite des personnalités de notre pays à s’adresser à nos aînés confinés dans des EMS (Etablissements Médicaux-Sociaux), pour manifester leur soutien en cette période difficile. Le jeudi 9 avril, c’est la lettre du sociologue et écrivain Gabriel Bender de Fully à Alexandre Carron, 91 ans, pensionnaire au foyer Fleur de Vigne à Leytron, qui a été lue par le comédien Roland Vouilloz. Cette lettre, que nous reproduisons ici, évoque aussi le prêtre valaisan Gabriel Carron, frère d’Alexandre, dont l’apostolat s’est déroulé en Argentine auprès des pauvres et des prisonniers, et dont les œuvres se poursuivent aujourd’hui grâce à diverses associations.

 

Cher Alexandre,

Je me suis mis en tête de composer cette lettre sur une machine à écrire, à l’ancienne. J’en ai trouvé une samedi sur internet, des gens d’Oron qui déménageaient en Valais. Le lundi, elle était chez moi, mais le ruban était sec comme une feuille de châtaignier à la porte de l’hiver ; il est parti en poussière.

La marque le la machine ? Corona. Ça ne s’invente pas. Comme nous sommes tous plus ou moins confinés, on doit s’évader par le rêve, la lecture, ou en brassant des souvenirs. J’ai retrouvé dans ma bibliothèque « Nos cousins d’Amérique », que tu as signé en 1986 avec ton neveu Christophe Carron.

A l’époque à la radio, on avait dit que tu étais écrivain, chercheur, généalogiste, savant, historien, agriculteur et aventurier, ou quelque chose comme ça. S’ils ne l’ont pas dit, c’est une erreur. Ton livre est à l’origine des retrouvailles entre le Valais et ses émigrants. C’est ton frère Gabriel, curé en Argentine, qui t’avait mis sur la piste. Peu à peu, ta maison est devenue le consulat des Argentins qui cherchaient des contacts avec leurs cousins valaisans et vice versa. Là-bas, ton frère s’engage auprès des plus pauvres, visite les détenus du diocèse de Santa Fe, devient responsable national de la pastorale des prisons, et puis sillonne le continent en tant que délégué des prisons de l’Amérique latine et des Caraïbes. Il est partisan de la théologie de la libération, une église qui dénonce les injustices sociales. Il ouvre sa maison aux plus pauvres. J’y suis allé plusieurs fois, et je me suis rendu compte que beaucoup de gens sur place considèrent le père Gabriel comme un saint homme.

Il y a 5 ou 6 ans, un Argentin de Santa Fe est passé chez moi. Il voulait rencontrer le pape à Rome, avec une valise de documents sur le père Gabriel. Je lui ai dit : « Prends aussi un Gamay et un Fendant de Fully, et explique qu’il vient d’une famille de vignerons, ça peut améliorer le dossier de canonisation. »

Grâce à Gabriel carron, j’ai fait la connaissance de Nestor Borri, qui préside un réseau de travailleurs sociaux, d’agents pastoraux et d’élus dans toute l’Argentine. Avec le temps, c’est devenu un ami. Il a eu une idée folle : parler du pape François sur internet dans un langage populaire, voire irrévérencieux, mais avec la foi chevillée au bon endroit. Si tu veux visiter le site, c’est www.factorfrancisco.org. Tu verras le pape et Maradona avec une auréole comme saint Symphorien de notre église.

Un jour, Nestor reçoit une lettre manuscrite du pape qui lui dit que le projet l’a fait éclater de rire. Et ce chenapan de Nestor est invité au Vatican pour une audience privée. Je lui ai dit d’apporter un Cabernet Sauvignon de Cafayate pour faire avancer le dossier Gabriel Carron. Dès qu’il y a du nouveau, je te le fais savoir.

Meilleures salutations.

Gabriel Bender

 

Alexandre Cartron (au centre), bien entouré, lors de la réception en Valais des Valaisans du monde en 1991
Le père Gabriel Carron prenant le maté en Argentine

 

Joyeux Noël et meilleurs voeux pour 2020!

Joyeux Noël et meilleurs voeux pour 2020!

En cette fin d’année où un beau manteau de neige immaculée recouvre nos montagnes et nos villages d’altitude, il est bon de ralentir et de laisser nos pensées vagabonder au-delà des frontières et des océans… Noël, Nouvel An, l’Epiphanie… autant de fêtes qui rassemblent les êtres qui s’aiment et se retrouvent par le coeur. C’est l’occasion pour nous les membres du comité de Valaisans du Monde (Walliser in aller Welt) de vous redire notre amitié, à vous nos amis et nos cousins des cinq continents, et de vous souhaiter amour, douceur et paix, de même qu’une une année 2020 riche de partage, de fraternité et de rencontres.

Le comité de Valaisans du Monde